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LE PROCOPE, UNE INSTITUTION LITTERAIRE

1698. The year when everything started with an ice cream cone and a cup of coffee. The gentlemen of the 17th century, became devoted to the luxury beverage - coffee. Le Procope quickly became the meeting place of the lively spirits of the era. If alcohol consumption made their debates a tad more confusing, then coffee seemed like just the thing to make the debaters more clairvoyant. Thus, as Montesquieu points out, Le Procope is a place “where coffee is prepared in such a way that it gives spirit to those who take it.” The Foyer des Encyclopédistes housed the debates of Voltaire and Diderot and is still marked by the memory of these great men.

HISTOIRE DES CAFE ET RESTAURANTS A PARIS

The first cafés originate from a thoroughly oriental custom. A place of socialization, they landed in Europe in the 16th century and finally, in Paris in the 17th century. It’s a place where people came together to debate, without the divisiveness of social classes. Two conditions were necessary to enter: one needed to wear respectable clothing and bring a piece of a penny. Cafés naturally became the catalysts of political ideas, and, in turn, the Age of Enlightenment.

In parallel, in the 18th century, a new type of restauranting began, differentiating itself from the taverns and inns that only offered a single dish at communal tables. A certain baker proposed “Bouillon” restaurants or those with a certain originality: the food was served on the table, with a set price, at all hours, and it was all presented on a menu. This formula spread from the aristocratic world where they already had a type of service where the plates were distributed individually (“Russian” service) to each individual table.

After the French revolution, a large number of domestic workers found themselves without work. These cooks had been trained in cooking quality food for large residences, and thus converted themselves into restauranteurs. In 30 years time, Paris went from 100 restaurants around the city to more than 3000.

L’ABBAYE DE SAINT-GERMAIN

Le Procope is located in the Saint-Germain neighborhood, where the memories of the Cafe de Flore’s mythical couple Sartre and Beauvoir still live. Beyond the literary and artistic heritage that the neighborhood has inherited, we must look back a few centuries to find its origin. The abbey of Saint-Germain, founded in the 6th century, was a masterpiece. On it’s own, it was the size of an arrondissement. In the 12th century, the abbey was completely autonomous, independent from royal power, collecting taxes, having its own prison and possessing land. A village had even developed there, with it’s own fair and market. It was located outside the ramparts of Paris and you can still find some of the visible remains beside Le Procope. The students of the Latin Quarter - which bordered the abbey - regularly interrupted the famous annual fairs that were organized there. During the revolution, the buildings were sold, new streets crossed the abbey and all that remains today are a few reminders including the Saint Germain church, the oldest in Paris (11th -12th centuries). To discover during one of our visits!


1698. C’est à cette date que tout commence. Avec un cornet de glace et une tasse de café. Les gentilshommes du XVIIème siècle étant férus de ce breuvage de luxe, « Le Procope » est rapidement devenu le lieu de réunion des grands esprits d’alors. Si la consommation d’alcool risquait d’embrouiller les débats, le café, lui, semblait les rendre plus clairvoyant. Ainsi, Montesquieu fait remarquer que le Procope est un lieu « où l'on apprête le café de telle manière qu'il donne de l'esprit à ceux qui en prennent ». Foyer des Encyclopédistes qui a vu débattre Voltaire ou Diderot, il est aujourd’hui encore marqué par le souvenir de ces Grands Hommes.  

HISTOIRE DES CAFE ET RESTAURANTS A PARIS

Les premiers cafés sont tout d’abord issus d’une tradition profondément orientale. Lieu de socialisation, ils débarquent en Europe au XVIème siècle et à Paris au XVIIème siècle. La fève est encore considérée comme une denrée rare. C’est un lieu où l’on débat, sans aucune distinction de classes sociales. Deux conditions sont nécessaires pour y entrer : le port d’un vêtement respectable et une pièce d’un penny. Ils deviennent tout naturellement les lieux catalyseurs des idées politiques, et ce dès le siècle des Lumières.
En parallèle, au XVIIIème siècle, un nouveau type de restauration voit le jour, se démarquant des taverniers et des auberges (un plat unique et tables communes). Un certain Boulanger va en effet proposer des « bouillons restaurants » ou « restaurants » avec une certaine originalité : la nourriture est servie sur table avec un prix fixé à l’avance et à toute heure, le tout présenté sur une carte. Cette formule se propagera également le monde de l’aristocratie, qui bénéficiera quant à elle d’un service où les assiettes sont disposées individuellement (service « à la russe ») à une table individuelle.
Après la Révolution Française, un grand nombre de personnels de maison se retrouve sans emploi. Ces cuisiniers, formés à la cuisine de qualité dans les grandes maisons, vont se reconvertir en restaurateur. En 30 ans, on passera d’une centaine de restaurants à plus de 3000 à Paris.

L’ABBAYE DE SAINT-GERMAIN

Le Procope se situe dans le quartier Saint-Germain, qui vit encore dans le souvenir du couple mythique Sartre et Beauvoir du café de Flore. Au-delà de l’héritage littéraire et artistique dont le quartier a hérité, il faut remonter quelques siècles en arrière pour en retrouver l’origine. L’abbaye de Saint-Germain, fondée au VIème siècle, en était la pièce maitresse. Elle constituait à elle seule la taille d’un arrondissement parisien. Au 12ème siècle, l’abbaye était complètement autonome, indépendante du pouvoir royale, collectant l’impôt, ayant sa propre prison et possédant ses terres. Un bourg s’y est même développé, avec sa propre foire et son marché. Elle se situait alors à l’extérieur des remparts de Paris dont les restes sont encore visibles à côté du Procope. Les étudiants du quartier latin qui jouxtait l’abbaye venaient perturber régulièrement les célèbres foires annuelles qui y étaient organisées. A la Révolution, les bâtiments sont vendus, de nouvelles rues percées traversent l’abbaye et il ne reste plus aujourd’hui que de rares vestiges, dont la superbe église Saint-Germain, la plus vieille de Paris (XIème – XIIème siècle). A découvrir au cours d’une de nos visites !

 
 
 

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